Tu es parti
Tu es encore en vie
Ton esprit reste mon infini
Une lumière que je nourris
Certains nous quittent
D’autres naissent
Dans un chaos / terreur
Qu’on regarde par l’œil de l’autre
Comment protéger un enfant ?
Dans une telle débandade / No direction
Celui qui veut écouter par ses yeux
Et parler par ses oreilles
A-t-il un horizon / imaginaire ?
Pour toi ou moi et l’autre ?
Et lui qui est en arrière de la marche
C’est ton bras, une partie de toi
C’est moi
Demain ou aujourd’hui
Qu’est-ce que c’est ?
Pour toi, tous les mois et moi
Est-ce que ta sœur compte ?
12 ans à traîner sans perspectives
Des enfants touaregs dans la rue
Jour et nuit
Apprennent à hurler, à s’insulter
Cherchent l’argent, ce maudit besoin
Par tous les moyens
Tous les chemins
Ce sont encore des enfants
C’est un suicide collectif / actif / planifier
De ta sœur, de Titta, mon père
Ton frère, sa grande sœur
Nos mères
Elles observent / cherchent leurs sourires
Elles encaissent
Elles vomissent tard la nuit
Leurs chagrins, leurs amours
Lorsque les enfants sont happés par le sommeil
C’est plus que dur d’être une mère
Sur toutes ces terres
Même en l’absence de guerre
Que dire du chaos ?
Drones qui tirent sur des campements nomades
Chaos imposé, pour combien de raisons ?
Subi et presque voulu
Où est ce regard ?
Qui observe / protège la dignité de ces âmes
À cet ancien de plus d’un demi-siècle
Celui qui ne peut plus
Comme cet enfant qui naît
Qui ne sait pas, non plus
Qui pour être à ses côtés ?
Sa mère dont l’horizon n’est plus que mirage
Qui pour protéger ?
États Nations Peuples Animaux
Ces mères, ce sont vos mères
À peine un abri
De l’eau à boire
Zéro espoir de s’éclairer
Même le ciel et ces belles étoiles deviennent terreur
Que faire mes sœurs, frères ?
12 ans, c’est toute une vie
Pour des enfants sans enfance
Coincés au bord d’une frontière, sans assistance
Abba tigled, houndagh tiddarad
Tahed iman-in,
Kayy d- anna-nin
AG TITTA